Conseils avant de développer une application mobile

A l’heure où les ventes de smartphones et de tablettes dépassent les ventes d’ordinateurs traditionnels ( PC et Mac ), beaucoup de sociétés se demandent si ce n’est pas le bon moment pour avoir leur propre appli mobile.

Développer une application mobile ne s’improvise pas et demande une réflexion et préparation préalable. Malheureusement, beaucoup se lance dans l’aventure sans but précis. Cet article sur le blog de TapPublisher, une société spécialisée dans le développement mobile, vous aidera à faire le point sur vos objectifs et à définir votre stratégie mobile.

Nos conseils avant de développer une application mobile

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l’iPad mini retina enfin disponible

iPad mini Retina

iPad mini REtina

Apple nous aura fait patienter un an, mais il est enfin disponible.

Ecran 7.9 pouces, processeur A7, résolution 2048 * 1536, caméra Full HD, Wifi (802.11a/b/g/n), Bluetooth 4.0, bref, de quoi travailler, lire et s’amuser en toute mobilité, partir de 399€.

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50 Milliards de téléchargements pour l’AppStore

Apple vient de lancer le compte à rebours pour le 50 milliardième téléchargement sur l’AppStore, lancé en juillet 2008, qui devrait se concrétiser d’ici 2 jours.
Comme pour chaque milestone importante de l’iTunes Store ou de l’AppStore, Apple offrira un bon d’achat de 10 000 dollars pour la personne qui effectuera ce téléchargement.

Apple a aussi profiter de l’occasion pour révéler le Top 50 des applications les plus téléchargées depuis le lancement de l’AppStore.
Un joli succès pour Rovio avec sa licence Angry Bird qui réussi à placer 4 titres. Il est intéressant de noter que la plupart des titres payants sont des créations originales pour l’iPhone ( Angry Birds, Fruit Ninja, Doodle Jump, Cut the Rope, Tiny Wings, Draw Something ) et qu’ils sont l’oeuvre de petites sociétés qui sont nées avec l’iPhone.
Par contre, pour les titres gratuits, il s’agit souvent d’applications mobiles liés à des sites internet (Facebook, Pandora, YouTube, Google, eBay, Groupon).

Un seul petit regret, on ne trouve aucun titre Coladia ;-)

Top 25 Free Apps Top 25 Paid Apps
Facebook
Pandora Radio
Instagram
YouTube
Skype
Words with Friends Free
The Weather Channel
Twitter
Temple Run
Google Search
Netflix
Shazam
Angry Birds Free
Draw Something Free
Flashlight
Facebook Messenger
Google Earth
Fruit Ninja Free
iHeartRadio
Movies by Flixter
Bump
eBay
Pac-Man Lite
Groupon
Google Maps
Angry Birds
Fruit Ninja
Doodle Jump
Cut the Rope
Angry Birds Seasons
WhatsApp Messenger
Camera+
Words with Friends
Tiny Wings
Angry Birds Space
Pocket God
Plants vs. Zombies
The Game of Life Classic
The Moron Test
Where’s My Water
Draw Something
Monopoly
Angry Birds Star Wars
MotionX GPS Drive
Skee-Ball
Scrabble
UNO
Minecraft – Pocket Edition
Color Splash
The Sims 3
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Another World vient de sortir pour la Jaguar d’Atari

Qui l’eu cru ? 18 ans après l’arrêt de la console 64 bits d’Atari, un nouveau jeu vient de sortir et pas des moindres, puisqu’il s’agit d’Another World créé par Eric Chahi, mega succès de l’époque des micro 16/32 bits Atari ST et Amiga.

Ce portage pour Jaguar est l’oeuvre de Sébastien Briais, développeur fan de la Jaguar. Tout à commencer en 2007 lors de l’Atari Connexion, un meeting organisé par la Retro Gaming Connexion. Il rencontre lord de cet évènement Eric Chahi, développeur original d’Another World et lui fait part de son souhait d’adapter le jeu sur Jaguar. Eric Chahi est séduit par l’idée et apporte son soutient au développeur en lui fournissant le code Atari ST original ainsi que les datas de la version anniversaire des 15 ans. Et voilà.

Le jeu sera produit à 200 exemplaires cartouche et sera vendu 60€ à partir de juin. Il est important de noter qu’ils ont pris la peine de faire fabriquer des cartouches compatibles Jaguar, ce qui est loin d’être anodin, 17 ans après la faillite d’Atari. Le packaging est lui aussi inspiré des jeux Jaguar officiel.

Bien sur, il est hors de question de parler de la renaissance de la Jaguar, mais ca fait toujours plaisir de voir que certaines personnes s’amusent encore à coder sur ces vieilles plateformes juste pour le fun. D’ailleurs, ça me fait penser que je dois faire tourner mon émulateur Atari ST sur MacOS X; mais ca fait déjà presque 10 ans que je dis çà. Un jour peut être.

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Un petit café avec Tim Cook ? c’est $50 000 minimum

Le site CharityBuzz organise des ventes aux enchères d’objets, d’évènements ou de personnalités connues, afin de financer diverses associations caritatives.


Cette semaine c’est Tim Cook, le directeur général d’Apple qui est à l’honneur et la valeur de cette pause café était estimée à $50 000, mais l’enchère atteint déjà $185 000, alors qu’il reste encore 2 semaines.

L’offre ne précise cependant pas si c’est lui ou vous qui devra payer l’addition pour les 2 Tall Capuccino with soy milk and extra shot.

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La WWDC 2013 aura lieu du 10 au 14 juin à San Francisco

C’est officiel : la WWDC 2013 se tiendra du 10 au 14 juin 2013 à San Francisco. Contrairement aux années précédentes, l’annonce de la conférence est faite avant la disponibilité des billets. L’année dernière, il avait fallu moins de 2 heures pour vendre les 5000 places. Cette année tout le monde est prévenu, la vente commencera demain 25 avril à 19h heure de Paris.

WWDC2013

WWDC2013


Apple profitera de l’évènement pour présenter les prochaines versions de ses systèmes d’exploitation, iOS 7 et OS X 10.9. Ces nouvelles versions majeures devraient être disponibles en version bêta peu après. Et qui sait, il y aura peut être quelques petites surprises. L’an dernier, Apple avait annoncé iOS 6 et présenté les MacBook Pro Retina à cette occasion.

Suivant la traditionnelle keynote d’ouverture, Apple a prévu une centaine de sessions techniques pour les développeurs. Comme chaque année, environ mille ingénieurs d’Apple feront le déplacement de Cupertino et la WWDC sera un moyen privilégié de discuter avec Apple sur des problèmes techniques. Comme d’habitude, Apple publiera l’intégralité des sessions techniques en vidéo sur iTunes pour ceux qui ne pourront pas y assister. Nouveauté cette année, les vidéos seront publiées pendant la conférence et pas après, de quoi suivre quasiment en direct la WWDC.

J’ai l’habitude d’y assister presque tous les ans depuis 1999, mais je pense que je n’irai pas cette année pour des raison de planning. A moins que ….

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Aidez quelqu’un d’autre

Cet article a été publié dans le ST Mag n°57

Dave Small nous parle ce mois-ci de quelle manière il a bénéficié de l’entraide, ce qu’elle signifie pour lui et comment il la pratique. En ces jours où les appels à la charité publique se substituent aux politiques nationales, beaucoup estiment s’être acquittés de tout devoir envers leur prochain, avec un chèque au profit de l’un de ces organismes dépensant cent millions en affiches pour en envoyer dix dans le tiers-monde. Pour Dave, l’entraide, ce n’est pas cela, surtout en tant que jeune entrepreneur. Et le tiers-monde est à l’est autant qu’àu sud. Au fait, la Russie vient de rétablir les cartes de rationnement…

Lakewood
Vous ne le saviez sûrement pas, mais les acheteurs du Spectre GCR ont longtemps aidé des handicapés de Lakewood (banlieue ouest de Denver, dans le Colorado). Ma firme, Gadgets By Small, a fait effectuer l’assemblage de nos circuits imprimés par un atelier employant des personnes handicapées. Ne pas confondre un atelier de fabrication de circuits imprimés produit nos cartes imprimées (faites en un matériau qui, je crois, s’apparente à la fibre de verre), avec des pistes en cuivre et des contacts dorés. C’est seulement ensuite que commence la rigolade. Il faut que quelqu’un mette les bons composants dans les bons trous et les y soude. C’est ce que l’on appelle l’assemblage des cartes. Il y a des myriades de problèmes possibles dans un atelier d’assemblage.

Incidemment, recourir à un atelier d’assemblage aux USA, y compris à celui de Lakewood, coûte beaucoup plus cher que de faire souder les cartes à la vague à Taiwan, et de les faire expédier ici. Faire assembler des cartes au Mexique, juste derrière la frontière, dans des zones franches conçues pour attirer les investissements américains, coûte encore moins cher. J’éviterai de vous déprimer, en vous révélant combien de gens m’ont conseillé de laisser tomber Lakewood, et de faire effectuer leur travail à Ciudad Jaurez. Néanmoins, Denver a besoin d’emplois, et en particulier les gens de Lakewood. Ils voulaient travailler mais n’avaient aucune commande. En toute bonne foi, je dois dire que je ne m’attendais qu’à un travail moyen de la part de cet atelier. J’ai vu des ateliers d’assemblage de tous calibres en dix ans, d’excellents à ignobles, et je me suis résigné à l’habituelle loi de l’emm… maximum, problèmes d’approvisionnement en composants, mauvaises communications, etc. Mais, ô surprise!, les gens de Lakewood m’ont fait le plus beau boulot d’assemblage et de soudage que j’aie jamais vu. Le meilleur, point, à la ligne. Les cartes sont soudées à la vague dans ce procédé, tous les composants sont insérés dans leurs trous, puis la carte est placée juste au-dessus d’une cuve de soudure en fusion. Un vibreur engendre une «vague», comme un caillou tombant dans l’eau, qui balaie les points à souder. Après soudage, nos cartes étaient inspectées à la loupe, et toute soudure douteuse était refaite à la main. Nous n’avons jamais vu un composant «en l’air» (sorti de ses trous avant soudage). Tout circuit imprimé douteux, dont les pistes en cuivre n’étaient pas parfaites, était étiqueté pour nous. Les cartes étaient apparemment très minutieusement inspectées. J’ai parfois cherché plusieurs minutes un défaut dans une carte étiquetée, sans trouver la mauvaise piste. Le pourcentage de pannes de ces cartes chez les clients était d’un pour cent, ce qui est excellent, vu la complexité des cartes et la fiabilité des composants. Car quelques-uns des circuits intégrés (CI) d’un lot de mille vont toujours se révéler défectueux. Multipliez cela par le nombre de CI de la carte, et vous aurez un taux de panne minimum. S’y ajoute également ce que nous appelons la «faute de pilotage» beaucoup de cartes renvoyées et retestées s’avèrent bonnes.

Nous avons fait travailler Lakewod, aussi longtemps qu’ils ont eu du temps à nous consacrer. En fait, nous avons été leur seul client pendant longtemps. L’économie de Denver est encore très atteinte, après s’être désagrégée à la suite de la baisse des coûts du pétrole. Mais finalement, nous avons dû aller trouver un autre atelier d’assemblage, car celui de Lakewood a décroché un gros contrat, pour produire des chargeurs à grande capacité pour fusils d’assaut genre AR-15/M-16 et pour Uzi, et n’avait plus de personnel pour nos cartes. Il y a une forte demande pour ces chargeurs ces temps-ci, à cause d’une loi en cours d’examen au Congrès, qui pourrait les interdire. Mais je suis heureux d’avoir pu aider Lakewood au temps des vaches maigres.

Jamaïque
En ce moment, les acheteurs du Spectre aident l’économie de la Jamaïque, qui en a bien besoin. Un de nos ex-employés lance d’ailleurs une affaire là-bas, et elle est très bien partie. Les employés sont jamaïcains, ils ont des salaires décents, et la boîte vit du tourisme américain, elle n’a rien à voir avec l’informatique.

Nous lui fournissons du capital pour acquérir de l’équipement, et nous lui avons donné un Mac Il et une Laserwriter, devenus un peu trop lents pour traiter notre base de données. Pourquoi les aidons-nous ? Parce que cette personne nous a énormément soutenu durant les jours critiques des débuts du Spectre, et que c’est une façon de lui dire merci de tout coeur.

Pourquoi ?
Pourquoi faisons-nous ces choses ? C’est vrai qu’elles nous coûtent cher. Bon sang, me dis-je, si j’avais pris un atelier bon marché, utilisé des contacts étamés au lieu de dorés, refusé d’aider un employé à réaliser son rêve, et n’avais pas envoyé ces mises à jour et ces lettres d’information gratuites, crénom, je pourrais avoir placé de l’argent et en percevoir les intérêts (humpf !, et en laisser une bonne part aux impôts !). En fait, beaucoup de cartouches pour le ST sont construites de la façon décrite ci-dessus, aussi peu cher que possible. Et le ST lui-même, sous bien des aspects, est construit et architecturé de cette façon.

Oui, je pourrais avoir plus d’argent devant moi, si j’avais fait les économies décrites ci-dessus. Mais pour moi, l’argent ne signifie rien, comparé au bien qui peut être fait en l’utilisant. Spectre (ainsi que certains autres de mes travaux, dans une bien moindre mesure) a touché de nombreuses personnes. Quand je reçois par exemple une lettre de quelqu’un, ayant pu lancer un magazine grâce à un ST, un Spectre, et un programme de PAO pour le Mac dont il avait besoin, le tout accompagné d’un exemplaire du magazine, cela me remplit d’une joie inexprimable… et je ne pourrais vous citer en cent pages toutes les choses que font les gens avec Spectre. Quand je déprime, je relis les lettres de gens ayant pris le temps de m’écrire, pour me remercier d’avoir créé Spectre.

De plus, quoi que fasse Atari Corp., le ST peut facilement devenir un Mac disposant de certains des meilleurs logiciels. C’est peut-être la meilleure chose que j’aie jamais faite pour le ST, lui fournir une assurance. En vérité, je ne suis ici que grâce à des gens qui m’ont fourni une aide que je ne peux leur rendre. Ainsi, le Dr. Kuder et Lee Maxwell de la Colorado State University (CSU) m’ont évité d’être éjecté du lycée. Or, Si mon diplôme d’informatique n’a pas été déterminant, il m’a bien aidé pendant un moment. Sherwin Gooch m’a enseigné l’Ethique du Bidouilleur sur PLATO [NdT : voir «Le Petit Monde de Dave Small» dans ST Mag n° 53]. John Ridges et Phil Tuhb, de ALF Products, m’ont longtemps soutenu, et grâce à eux j’en sais long sur les disquettes. Jerry Pournelle (NdT : auteur de best-sellers de sciencefiction aux USA [un seul livre, hélas !, traduit en français] et journaliste très influent dans le magazine américain Byte) m’a également beaucoup aidé. Le moins que l’on puisse dire étant qu’il n’y était pas forcé, il y a dix mille autres firmes rivalisant pour accaparer son attention et faire parler d’elles dans ses articles. Mais il a toujours pris le temps d’annoncer les petits bidouilleurs ayant de bonnes idées, leur consacrant autant d’espace qu’aux grosses boîtes (que je déteste d’ailleurs).

Et pourtant, d’après mon expérience journalistique, il est bien plus facile d’écrire sur les grosses boîtes, elles peuvent vous fournir des pages entières de documentation. Or, quand je demande à tous ces gens, mes sauveurs, ce que je peux faire pour leur rendre leur aide, la réponse est toujours la même : «Aidez quelqu’un d’autre.» Bien sûr, j’ai un peu aidé Roberta Pournelle (NdT : femme de Jerry, institutrice pour enfants difficiles, et néanmoins programmeuse et rousse flamboyante) à longuement tester son programme d’apprentissage de la lecture, pour rendre un peu de ce qu’ils ont fait pour moi. Mais j’ai entendu cette réponse : « Aidez quelqu’un d’autre », tant de fois que j’y crois fermement. Certes, cela flatte l’ego d’aider quelqu’un à réaliser son rêve, mais l’important est d’appuyer un débutant inconnu pour le lancer. Et croyez-moi, je suis heureux de l’avoir fait.

Un regard sur l’URSS
Ceci étant dit, il est beaucoup question ces temps-ci des besoins de l’URSS (NdT et encore, cet article a été écrit avant le « putsch »). Je sais, je sais, il est étrange de penser à aider l’URSS. Même pour moi qui n’ai jamais eu des exercices d’alerte atomique en classe, ni vécu de crises comme les missiles de Cuba. Beaucoup de gens pensent que nous devrions laisser ce pays s’écrouler et retourner à l’âge de pierre. D’autres croient que nous devrions commencer immédiatement à leur expédier des vivres. Et moi ? le ne sais pas, je le dis franchement. Lisez, vous allez comprendre. En fait, je n’ai aucune acrimonie envers les gens d’URSS. C’est envers leur gouvernement que j’en aie. Les Soviétiques, ainsi que nous, ont énormément souffert à cause de ce gouvernement. Attention, ne m’étiquetez pas hâtivement comme un forcené de droite. (NdT : les étiquettes gauchedroite des Etats-Unis n’ont rien à voir avec les nôtres. Aux USA, les libéraux sont à gauche par exemple, et « libéral » signifie plus ou moins « gauchiste » Et Bush est centriste.) Voyez ce que je pense sur d’autres sujets. Mais je vous signale néanmoins, que le gouvernement soviétique détient le record absolu du plus grand massacreur que l’humanité ait jamais produit. Il est même difficile de savoir à cinq millions près, combien de personnes sont mortes depuis la «révolution» de 1917. Et chacune de ses personnes aurait pu être vous ou moi.

Pour cette raison, je ne veux rien faire qui puisse aider ce gouvernement, car je ne pourrais ensuite me regarder dans un miroir. (J’ai même rejeté une offre pour des Spectre CCR pour cette raison, bien que l’on m’ait offert bien plus que le prix au détail, en liquide sous la table ! Pas question.) Mais les informations me provenant d’URSS, depuis la levée de certaines restrictions, m’ont conduit à un terrible dilemme. Dois-je aider l’URSS ? Si quelqu’un me demande de lui vendre des GCR pour les exporter vers l’URSS, dois-je les lui vendre ? Le Département d’Etat autorise l’exportation de la technologie 68000 (mais pas des 68020, 68030 ou 68040 [NDLR : le 68030 est maintenant autorisé à l'export vers l'URSS]), donc légalement je le pourrais, mais…

Bien sûr, je souhaiterais aider les gens là-bas, dans la mesure où le Spectre leur est utile (après tout, ce n’est qu’un modeste outil, et l’on ne peut pas manger une cartouche !). je n’ai rien contre ces gens, encore une fois. j’ai été très touché par une carte postale, que le programmeur de Tetris a pris la peine de m’envoyer par un intermédiaire, pour me saluer et me dire qu’il avait entendu parler de Spectre jusqu’en URSS. Et le témoignage de quelqu’un revenant d’URSS me confirme que les Soviétiques sont des gens au grand coeur. j’ai reçu d’URSS une lettre, accompagnée d’un CV, d’un homme marié, père d’un enfant, désirant se faire embaucher, et très déterminé d’après sa lettre. Je ne sais comment vous dire combien j’aurais souhaité pouvoir l’embaucher, rien que pour pouvoir le tirer hors d’URSS et l’amener ici. Mais à présent que la censure du courrier a été rétablie par les Soviétiques, j’ai peur de lui attirer des ennuis rien qu’en lui répondant. L’histoire démontre que les gens, ayant essayé de quitter le paradis des prolétaires, ont eu des ennuis allant des persécutions minimes aux traitements psychiatriques intensifs (drogues, lobotomie) en passant par la prison. Cela me fait mal. J’ai donc fait un effort pour faire parvenir des Spectre 128 et des GCR en Europe de l’Est. C’était même l’un des principaux buts de mon voyage en Allemagne, lors du CeBIT de Hanovre en mars dernier, et j’ai consacré beaucoup de temps à des rendez-vous dans ce but. Il y a peu de profits à la clé, vu les problèmes de devises là-bas (rappelez-vous que le rouble n’est pas convertible !). Mais cela n’entre pas en ligne de compte. Vous seriez surpris par l’importance de la présence du ST en Europe de l’Est. Certaines revues américaines consacrées au ST y sont très lues, et leur nombre de lecteurs est bien supérieur au nombre d’abonnements. L’on y trouve aussi un nombre très élevé de programmeurs sur ST, et une quantité vraiment surprenante de bidouilleurs extrêmement compétents. En jetant un oeil sur leur code en assembleur 68000, j’ai cherché un bon moment à comprendre, et quand finalement j’ai compilé, je suis resté admiratif. j’ai vu une astuce géniale, utilisant MOVEP, pour jouer des sons numérisés en immobilisant le processeur le moins possible. Personne, ou presque, n’utilise cette instruction pour quoi que ce soit, moi inclus, ou du moins jusqu’à ce que ces gens m’ouvrent les yeux.

Je sais qu’une compagnie américaine produisait que des programmes en Hongrie, et leur travail était considéré comme du haut de gamme ici ; je ne crois pas que je sois de leur niveau. J’espère pouvoir un jour visiter l’ex-Allemagne de l’Est pour voir quelles sortes de programmeurs vivaient là-bas.

L’Europe de l’Est n’est plus dominée par le Pacte de Varsovie, et certains pays se sont assouplis quelque peu, mais pas l’URSS… Je crains que si des GCR y étaient envoyés, ils seraient, comme les autres technologies occidentales, utilisés par la Nomenklatura, pour rendre la vie des gens un peu plus difficile. J’ai longtemps songé à faire un geste, comme par exemple vendre des Spectre 128 à très bas prix pour l’URSS seulement, et je ne suis toujours pas sûr. (Si vous voulez me donner votre avis et m’écrire, vous êtes les bienvenus, voir à la fin de l’article.

Je suis suffisamment ouvert pour avoir déjà adopté certaines des idées de mes correspondants…) Par ailleurs, John Sculley d’Apple a fait don d’un lot de Mac Il à Gorbatchev. Alors que pour d’autres, seul compte le profit. Prenons Gulf Oil, par exemple ils n’ont aucun complexe à financer l’Angola et son régime, grâce à un grand programme de forage offshore. Or l’Angola n’est vraiment pas réputé pour respecter et prendre soin de ses citoyens. Cuba y envoie, en tant que mercenaires, des hommes très jeunes combattrent ceux essayant de lutter pour la liberté, comme Jonas Savimbi (Cuba a grand besoin des devises que rapporte ce trafic). Et, bien que Gulf Oil considère ces pratiques comme de bonnes affaires, elles ont leur revers. Tenez, zut !, flûte suis-je maladroit !, ma carte de crédit GuIf vient juste de se faire déchiqueter et leurs lettres de relance sont parties au panier! Curieusement, c’est arrivé également à bien d’autres personnes. Ouaip !, de bonnes affaires! Toute ironie mise à part, j’ai le sentiment profond que si je cessais de respecter les idéaux et les gens, mes réalisations finiraient rapidement d’exister. Cela n’est pas exprimable en dollars, mais pourtant beaucoup de ce qui constitue le Spectre est en rapport avec les gens, lesquels ne peuvent figurer sur une feuille de bilan financier.

Voyage en URSS
Ainsi, lorsque nous sûmes que Kristie, la fille d’amis de Sandy, ne pouvait réunir les fonds nécessaires à un voyage en Union Soviétique, dans le cadre d’un échange d’étudiants, le «bon coeur» de Gadgets by Small permit de compléter la somme (en fait, elle va nous servir de baby-sitter en échange, chose que ceux d’entre vous qui sont parents, savent être plus précieuse que l’or). Le collège de Kristie échange durant quatre semaines des élèves avec une école soviétique, et une étudiante soviétique était auparavant venue aux USA. L’échange avait commencé durant l’administration Reagan, grâce à un accord entre lui et Gorbatchev concernant plus de 50 écoles.

Au fait, ne confondez plus la Russie et l’URSS. La Russie n’est que l’une des nombreuses républiques de ‘URSS, et comme la susceptibilité nationaliste croissante, et le désir d’indépendance de ces républiques, s’opposent au déclin du pouvoir central, il n’y a plus d’entité monolithique dans ce pays. A ce sujet, je me rappelle, lorsque je vivais à Austin, au Texas, un livre à succès traitait de la sécession du Texas hors des USA… Il m’a été donné de bien connaître Kristie, après qu’elle ait travaillé ici pour ma firme l’été dernier. Elle a fait des boulots ingrats, tels que le nettoyage de mon bureau l’occupant une bonne semaine (je ne rigole pas, il n’avait pas été nettoyé depuis avant le GCR), ou la saisie de mon carnet d’adresses sous Hypercard. S’y sont ajoutés des travaux informatiques plus sophistiqués pour Sandy. J’ai constaté qu’elle parlait parfaitement le russe, et elle apprend l’allemand par ailleurs (NdT : très utile en russe, langue où la plupart des mots techniques ou modernes viennent de l’allemand, et se prononcent de la même façon, par exemple, lager, camp ; informatsion, information pounkt, point spion, espion). Son don pour les langues est peu commun, et il est parfaitement déprimant pour moi, infoutu de demander où sont les toilettes au Mexique après cinq ans d’espagnol. Si vous avez besoin d’un traducteur anglo-russe, faites-moi signe, je transmettrai… Ayant l’assurance qu’elle pourrait discuter avec les Soviétiques durant son voyage, je lui ai demandé à son retour un entretien, que je retranscris ici pour vous fournir un point de vue original dans la cacophonie médiatique entourant l’URSS, abondant en « reportages en profondeur de trois minutes ». Ce n’est pas un entretien professionnel bien léché, mais spontané. J’y ai ajouté quelques notes. Je me suis contenté d’ôter certains noms. L’URSS peut sombrer demain dans le chaos, et qui sait ce que les interlocuteurs de Kristie peuvent subir…

Entretien: Voyage en URSS
Question : Dans quel cadre s’est déroulé ton séjour?
Réponse : Notre école échange des étudiants avec une école soviétique. Un groupe soviétique est venu aux USA passer quatre semaines, et à notre tour nous sommes allés séjourner un mois en URSS. Ma correspondante soviétique, une lycéenne, a été particulièrement éberluée par les supermarchés. Il y a tout ce dont l’on a besoin dans un seul magasin, et de nombreuses marques concurrentes de produits semblables. En URSS, les magasins sont spécialisés, et il n’y a pas de marques concurrentes. Il y a, de plus, de fréquentes pénuries pour tous les produits. En allant faire les courses en URSS, j’ai compris pourquoi elle était si ahurie. Durant leur séjour ici, les Soviétiques n’en ont guère parlé, mais ouvraient de grands yeux. Cela se comprend si, en visitant un pays étranger, je découvrais des choses bien mieux qu’aux USA, je n’en parlerais pas non plus. Certains Russes pensaient même que nous ne travaillions guère et que tout nous était donné. C’est sans doute parce qu’ils sont venus nous visiter en période de vacances, et que beaucoup de parents étaient aussi en congé, de telle sorte que les jeunes Russes ne voyaient personne travailler.

Q : As-tu eu des problèmes en URSS parce que tu étais américaine ? (Note : mes parents ont fait un voyage en URSS dans les années 70. Tous les clichés étaient au rendez-vous ils ont été suivis, il semblait y avoir des micros dans la chambre d’hôtel, le personnel soviétique souffrait d’espionnite aigué, ils ont eu droit à la visite obligatoire de Lénine embaumé dans son cercueil de verre comme Blanche-Neige, et les douaniers, particulièrement hostiles, les ont retenus durant des heures.)
R : Absolument aucun problème. Les douanes nous ont regardés passer sans rien ouvrir, ce qui valait mieux pour nous. Nous n’avons jamais eu l’impression d’être suivis. Et nous avons partout été particulièrement bien traités, parce que justement nous étions américains, ce que les Américains ont du mal à croire quand je le leur raconte. Tout le monde savait que nous étions américains, et nous nous faisions constamment aborder, principalement pour du marché noir. En ces occasions, nos interlocuteurs avaient très peur de se faire prendre. Mais tous étaient très chaleureux, très sympathiques.

Marché noir et militaire
Q : Que voulaient-ils acheter ou vendre?
A : Ils voulaient vendre des vêtements militaires, parce qu’ils nous en savent friands. Ils vendaient aussi beaucoup de montres. Ils voulaient tout particulièrement nous acheter du chewinggum, ainsi que tous nos vêtements et nos chaussures, que ce soit leur taille ou non. Les vêtements soviétiques, que j’ai vus, étaient taillés à la mode des années 70, pantalons en pattes d’éléphants et habits disco. Tous parlaient très bien l’anglais. Beaucoup étaient adolescents, ne les empêchant d’ailleurs pas d’être redoutables en affaires et de bien marchander. Je n’ai vu aucune femme faire du marché noir. Le féminisme n’a pas encore atteint ce secteur d’activité! J’en ai profité pour acheter des vêtements, qui auraient fait sourciller les douaniers s’ils avaient ouvert mon sac au retour. Le marché noir est omniprésent. Un Américain de mon groupe a vu deux vendeurs au noir se battre férocement dans un magasin de disques, parce que l’un opérait sur le «territoire» de l’autre. J’ai été quotidiennement, à de très nombreuses reprises, abordée par des marchands au noir, et le marché noir est une partie essentielle de la vie soviétique, car il y a tant de choses impossibles à trouver par les canaux « officiels ».

Q : Il y a eu des échos de soldats soviétiques vendant leurs armes et leurs vêtements avant de quitter certains pays de l’Est (NdT : on mesure l’ampleur du problème en rappelant que 300 000 soldats de l’Armée Rouge stationnent toujours sur le territoire allemand). Penses-tu que les vêtements proviennent de là? (Note d’après les médias occidentaux, ces soldats vendent avant de partir non seulement leurs uniformes, mais aussi leurs fusils d’assaut AK47, AK74 et Dragounov, des munitions, etc.)
R : Oui. Tous les garçons doivent là-bas faire leur service après leur bac. Je le sais bien, car j’habitais juste en face d’un baraquement militaire. Nous l’appelions «la baraque aux bébés», parce que les garçons avaient tous 17 ans, l’air très jeune, et portaient une lettre V cyrillique sur leurs épaulettes, s’écrivant comme notre B romain, comme «Bébé»! Avant d’aller en classe le matin, les garçons doivent aller à l’entraînement militaire.

Les femmes
Q: Tu as parlé de féminisme. Du point de vue féminin, décris-nous ce que tu as vu en URSS.
A : La vie des femmes est infernale là-bas. Elles travaillent toutes, quel que soit leur âge. Elles sont au travail environ 9 heures par jour, parfois plus, après quoi elles doivent chaque soir faire la queue pendant environ deux heures, pour essayer de trouver de quoi dîner. Nos références n’ont plus cours là-bas. Une des Soviétiques qui participaient à notre échange était copropriétaire de la première manufacture privée de XX (nom d’une grande ville, tenu secret sur demande) fabriquant des articles ménagers. Cette usine appartient à ses employés, qui en partagent les bénéfices. C’est une grande nouveauté chez eux, alors que c’est acquis chez nous. Les femmes n’ont guère d’espoir quant à l’avenir.

Ce sont elles qui subissent le plus de contraintes. Une enseignante soviétique, étant revenue des USA après son mois de séjour, a été complimentée sur sa bonne mine de vacancière. C’est que les femmes commencent très tôt là-bas à avoir l’air hâve. Et depuis mon séjour, la censure a été rétablie, les dernières lettres que j’ai reçues ayant des découpes ou des zones noircies à l’encre. C’est un très mauvais signe, et je m’inquiète pour les Soviétiques participant à l’échange.

L’alimentation
Q : Mais pourquoi les femmes font-elles la queue tous les soirs, au lieu de faire des courses pour une semaine ?
A : D’une part, les ménages n’ont guère de bons réfrigérateurs. Nous avions acheté de la crème glacée, mise au congélateur, où elle a fondu. D’autre part, le plus souvent, il n’y a pas assez de nourriture à vendre pour commencer. Depuis mon voyage, j’ai appris que les cartes de rationnement pour la nourriture avaient été instaurées. Et à cause de la censure, je ne sais pas vraiment ce qui se passe d’autre. Nous étions hébergés chez une Soviétique ayant un chat.

Un jour, l’écuelle de ce chat était vide, et elle est allé lui acheter un poisson. Dans le bus, les gens avaient l’air si tristes et si faméliques. Elle pensait qu’elle ne pouvait donner un poisson à son chat, alors que les gens crevaient de faim, si bien qu’elle y a renoncé. Mais ce qui m’a frappé, c’est ce qui lui est arrivé avec les médecins.

La médicine
Cet épisode est significatif de la médecine soviétique en général. Notre hôtesse souffrait de terribles douleurs stomacales. Elle est allée voir un docteur et a subi une ablation de l’appendice, pour laquelle elle a eu une anesthésie, ce qui est inhabituel. Mais les douleurs ont continué. Elle s’est fait réopérer, et on lui a trouvé une tumeur bénigne, ce n’était pas une appendicite finalement. Et cela n’a rien d’extraordinaire là-bas.

Q : Une anesthésie inhabituelle, as-tu dit?
A : Oh, oui! Ils ne font pas d’anesthésie pour la « petite » chirurgie ou les soins dentaires, là où nous la tenons pour allant de soi! C’est pour ça que les Soviétiques n’aiment vraiment pas aller chez le dentiste.

On m’a aussi dit là-bas que les plombages sont d’une très mauvaise qualité, ils sont en alliages ferreux s’usant très vite, comparés aux amalgames (NdT: plomb-mercure) que nous utilisons. Pour seulement pouvoir consulter un docteur, il faut en avoir un parmi ses amis. Impossible de débarquer dans un cabinet. Théoriquement, la médecine est gratuite. Vous pouvez aller dans un dispensaire coopératif étatique, mais ils sont très mauvais (comme toutes les coopératives là-bas, d’ailleurs). Alors, en allant voir un docteur, vous êtes censé lui apporter un cadeau, « par pure bonté d’âme », peut-être sera-t-il plus attentionné. Ce qui peut signifier la vie ou la mort pour vous.

Les docteurs sont hideux. Ils portent des sortes de toques de boulanger et des tabliers de boucher, avec même des taches de sang! C’est à la fois drôle et macabre. Nous avons pu les voir de près, quand un garçon de notre groupe s’est blessé. Pourtant, les Soviétiques ont inventé une méthode de correction de la vision par des incisions précises du cristallin, donc certains de leurs médecins sont excellents. Peut-être n’ai-je pas vu de vrais pros ou de docteurs en ayant l’air. A noter qu’il y a plus de femmes que d’hommes chez les médecins soviétiques.

Q : Qu’est-il arrivé à cette personne de votre groupe?
R : Ce garçon s’est blessé au genou et souffrait beaucoup. Il avait emporté de bons médicaments, antidouleurs et décontractants, des USA, car il s’était déjà blessé au genou. Il est allé à l’infirmerie de l’école. Mais l’infirmière ne voulait pas le laisser prendre ses médicaments, elle disait que cela affecterait ses radiographies Elle voulait lui faire une piqûre. Le directeur du groupe n’a pas laissé faire, parce qu’ils emploient des seringues sales, et que leurs médicaments sont d’une qualité douteuse.

Il a été transporté à l’hôpital. Il a eu une chambre pour lui seul, parce qu’il était américain. D’autres chambres comptaient jusqu’à six personnes (NdT ben quoi, en France aussi !) Il y avait des flopées de cafards, nous devions les tuer jusque dans son lit. Il y avait des patients jusque dans les couloirs. Ils lui ont plâtré la jambe sans l’envelopper dans une chaussette, ni même la lui raser d’abord, Si bien que ses poils ont été pris dans le plâtre et qu’il a eu des ampoules. De retour chez lui, il s’est fait enlever le plâtre, et les médecins ont été effarés par ce travail. Ils en ont longuement parlé.

Les gens
Q : Les gens t’ont-ils paru amers et agressifs envers toi ?
R : Oh non! Les gens sont formidables. Ils font un effort pour que vous soyez content. Ils sont très, très amicaux envers les Américains. Et ce n’était pas de la mise en scène, je l’ai constaté partout. Je me souviens d’un magasin bondé, dans lequel je voulais regarder des bagues. Le père de mon amie russe a dit: «C’est une Américaine.» Aussitôt tout le monde m’a cédé le passage. Je me sentais un peu gênée. Il est impossible que le magasin, pris au hasard, ait été rempli de membres de la police secrète (NdT : dans les années 60, le KGB organisait souvent des mises en scène édifiantes à l’intention de touristes occidentaux étroitement encadrés. Le NKVD faisait déjà de même avant-guerre. C’est devenu un cliché.)

Q : Pourquoi cet empressement après la guerre froide et des années de propagande?
R : Aucune idée! J’aimerais bien que les Américains agissent de même. Ils étaient très gentils, c’est ce qui m’a marqué, et c’est de cela que je me souviendrai. J’aimerais y retourner un jour.

L’école
Q : As-tu visité des écoles?
R : Les classes s’échelonnent de la Première à la Onzième (NdT : équivalent de notre Cours Elémentaire à notre Terminale). Jusqu’en Huitième (NdT notre Troisième), les élèves sont très polis. Pour poser une question, ils lèvent la main de la manière prescrite, le bras gauche horizontal, le bras droit vertical. Ils ont, à la limite, le droit de se lever et d’agiter le bras droit s’ils sont impatients, mais en silence. A partir de la Neuvième, les élèves parlent en classe ouvertement et n’écoutent pas, comme ici.

Q : As-tu vu des ordinateurs ?
R : Je n’en ai vu aucun Les écoles n’en ont pas. Ici, nous sommes habitués à l’informatisation partout, comme dans les supermarchés. Mais en URSS, les caissières utilisent des bouliers et des caisses enregistreuses manuelles. Le paiement de vos achats semble durer une éternité, à supposer que le magasin soit approvisionné. Par contre, les écoles utilisent des rétroprojecteurs. La situation est comparable à celle des USA dans les années 50, avant que l’informatique ne se répande. (Note : le magazine Byte parle de l’informatique soviétique dans son numéro d’avril 1991. Les observations de Kristie recoupent celles que l’on y trouve. Par exemple, les microprocesseurs soviétiques sont livrés avec une liste des instructions ne marchant pas sur cette puce, un peu comme la liste des mauvais secteurs sur un disque dur. Imaginez la programmation pour des processeurs, dont certaines instructions peuvent ne pas marcher… Et Atari a parlé, il y a quelque temps, d’envisager d’acheter des RAM dynamiques soviétiques. Vu leur qualité, je m’étonne qu’ils y aient seulement pensé, quel qu’en soit le prix.)

Q : Ton entourage soviétique parlait-il d’informatique ?
R : Oui, ma correspondante voulait être informaticienne, et allait à « l’école technique », ce qui est une mauvaise traduction du russe, car cette école est une maison dont les pièces sont transformées en classes. Quand elle est venue aux USA, elle a été enthousiasmée par mon Apple II GS (NDLR : dérivé de l’Apple II original, n’ayant rien à voir avec), et elle a passé des heures à jouer. Elle a particulièrement aimé les jeux.

Les transports
Q : Comment te déplaçais-tu ?
R : Surtout par les transports en commun. Les bus et les métros sont très propres. Les seuls graffitis que j’ai vus étaient en anglais (!) ou des croix gammées. On m’a dit qu’il y avait un groupuscule jouant aux nazis et imitant nos skinheads, mais qu’il comptait suffisamment peu de monde pour tenir dans une cabine téléphonique. Les transports en commun sont très réguliers et ponctuels, ce qui est une bonne chose, car les gens en dépendent complètement. Je ne voudrais d’ailleurs pas posséder une voiture soviétique.

A ce sujet, une anecdote : à un arrêt de tram, une femme nous a demandé si nous pouvions l’emmener aux Etats-Unis, comme ça. Nous avons répondu que nous ne pouvions pas. Elle a dit : «Saluez l’Amérique de la part de la malheureuse Russie. » Elle était très sérieuse. Nous étions profondément attristés.

Conclusion
J’espère que cet article vous a apporté quelques informations. Si vous voulez faire des commentaires, vous êtes les bienvenus. Je n’ai pas le temps de répondre au courrier « papier », et je préfère de loin le courrier électronique. Soyez patients si je mets parfois longtemps à répondre.

Traduction et adaptation: Password 90
Titre original : « Pass it forward »

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Transbeauce Party 2 – 1er mai 1991

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RIP Steve Jobs

Today is a very sad day :-(

Steve Jobs

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L’interview de Jean-Louis Gassée

Le consulat de France à San Francisco vient de poster une interview de Jean-Louis Gassée en 2 vidéos de 30 minutes environ. Il y évoque son passage chez Apple, la culture d’entreprise aux US et en France et loue l’action de Steve Jobs à la tête d’Apple.

Pour rappel, JLG a été PDG d’Apple France, fondateur de Be ( revendu à Palm ) et associé gérant dans le fond de capital risque Allegis.

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